Accident ? Blessure ? — Nous pouvons vous aider !
(Entrevue avec l’avocat Egor Evsikov traduit du russe)
Correspondant de « Nasha Ottawa » : Bonjour, chers lecteurs ! Aujourd’hui, notre invité est Egor Evsikov, avocat en préjudice corporel — un avocat qui aide les gens à obtenir une indemnisation s’ils ont été blessés dans un accident de la route, à la suite d’une chute, ou dans d’autres cas de négligence d’autrui. C’est un sujet vraiment important : la vie est imprévisible et, au moment d’un accident ou d’une blessure, une personne est souvent en état de choc et ne comprend pas où aller ni quoi faire. Des erreurs commises dans les premiers jours peuvent coûter cher et même faire perdre la possibilité d’obtenir une indemnisation.
Egor Evsikov : Je suis tout à fait d’accord : lorsqu’une personne est blessée, elle pense avant tout à la douleur, à la peur et aux soins — et c’est normal. Mais parallèlement, il est important de bien consigner les circonstances et de prendre à temps les mesures nécessaires pour protéger ses droits.
Correspondant : Beaucoup de gens vous connaissent comme entraîneur d’échecs pour enfants. Mais votre profession principale est avocat en blessures corporelles. En quoi la « pensée échiquéenne » vous aide-t-elle à gagner des dossiers complexes ?
Egor : Je dirais ceci : aux échecs, il est important de voir la situation plusieurs coups à l’avance, de garder la tête froide et de ne pas s’agiter. En pratique juridique, c’est presque pareil. Il faut bâtir une stratégie : réunir les documents, les preuves, les dossiers médicaux, réfléchir à la façon dont la partie adverse — qu’il s’agisse d’une compagnie d’assurance ou d’une autre partie — va agir. Et surtout, il faut agir calmement et avancer de manière cohérente vers l’objectif du client.
Correspondant : Parlez-nous un peu de vous et de votre cabinet. Comment êtes-vous venu au droit ?
Egor : J’ai servi assez longtemps dans les Forces armées canadiennes et j’ai travaillé comme analyste, notamment au renseignement militaire et dans des états-majors. Avec le temps, j’ai décidé de changer d’orientation professionnelle et j’ai étudié en droit à l’Université d’Ottawa. Aujourd’hui, j’exerce comme avocat et je me spécialise dans les dossiers de blessures corporelles : accidents de la route, chutes et glissades, ainsi que blessures causées par divers incidents.
Notre cabinet, MG Law, existe à Ottawa depuis 2009. Il a été fondé par Miryam Gorelashvili. Chez MG Law, nous comptons environ 20 employés et plusieurs avocats spécialisés précisément en préjudice corporel — accidents de la route, chutes et glissades, négligence médicale et questions connexes. Nous sommes un cabinet juridique axé spécifiquement sur le préjudice corporel. Notre objectif est d’accompagner le client dès le premier contact jusqu’au résultat final. Nous aidons à organiser l’aspect juridique du processus : communications avec les compagnies d’assurance, collecte et préparation des documents, demande de dossiers médicaux, préparation de la preuve, négociations et, au besoin, procédures judiciaires. Nous essayons de prendre en charge tout le travail juridique lourd afin que la personne puisse se concentrer sur son rétablissement.
Correspondant : Peut-on dire que votre expérience analytique militaire vous a aidé à mieux comprendre les blessures — dans l’armée, les gens se blessent assez souvent pendant l’entraînement ou le service. Cela influence-t-il votre approche ?
Egor : Oui, bien sûr. Le service militaire et le travail analytique m’ont appris à travailler avec les faits, à voir les liens de cause à effet et à aborder les situations complexes de façon systématique. Et, ce qui est tout aussi important, j’ai vu comment les blessures — physiques et psychologiques — changent la vie des gens. Voilà pourquoi, dans notre travail, il est essentiel pour moi non seulement de « mener un dossier », mais aussi de soutenir le client : l’aider à traverser le processus de réadaptation et à obtenir une indemnisation juste.
Correspondant : Imaginons la situation suivante : une personne a eu un accident de voiture, a glissé sur un stationnement, est tombée dans un magasin ou a reçu un coup. Elle ne comprend pas encore si c’est grave — « juste un bleu » ou une blessure avec des conséquences. Quelles mesures faut-il prendre immédiatement pour ne pas perdre la possibilité d’être indemnisé ?
Egor : La première chose, c’est les soins médicaux. Si l’état est grave, appelez une ambulance. Même si cela semble « pas trop sérieux », il faut consulter un médecin dès que possible et décrire les symptômes en détail. Point important : les conséquences d’une commotion cérébrale, des blessures au cou ou au dos apparaissent souvent plus tard. Une personne peut être en état de choc et, quelques jours après, souffrir de maux de tête, d’étourdissements, de troubles du sommeil et d’autres symptômes.
Deuxièmement, il faut consigner les circonstances. Si possible, prenez des photos du lieu, de la cause de la chute (glace, sol mouillé, obstacle), des blessures, des chaussures, des vêtements et de toute trace visible. S’il s’agit d’un accident de la route, photographiez les voitures, les plaques d’immatriculation, la scène générale et l’état de la route. Si vous êtes tombé à l’intérieur d’un établissement, signalez-le au personnel et demandez que l’incident soit consigné au sein de l’organisation.
Troisièmement, les avis et les délais. Dans certaines situations, les délais peuvent être très courts. Par exemple, si la blessure s’est produite sur un terrain municipal, il faut parfois aviser rapidement la municipalité. En cas d’accident de la route, il est important de communiquer avec la compagnie d’assurance le plus tôt possible. Et quatrièmement, contactez un avocat afin de ne pas manquer d’étapes importantes.
Correspondant : Beaucoup de gens pensent que les avocats coûtent très cher et hésitent à consulter, même s’ils estiment avoir droit à une indemnisation. Que diriez-vous aux lecteurs qui s’inquiètent des coûts ?
Egor : En matière de préjudice corporel, le modèle des honoraires conditionnels est très répandu — autrement dit, le paiement dépend du résultat. Plus simplement, le client ne nous paie généralement pas d’avance, et les honoraires sont versés sous forme d’un pourcentage de l’indemnisation — si celle-ci est obtenue, soit par jugement, soit par règlement. S’il n’y a pas d’indemnisation, en règle générale, le client ne paie pas les services juridiques.
De plus, chez nous, la première consultation est gratuite : la personne peut venir, expliquer ce qui s’est passé et recevoir une évaluation honnête de la situation — quoi faire ensuite, quels documents sont nécessaires et quelles sont les perspectives.
Correspondant : Un autre avantage important, surtout pour les lecteurs russophones, c’est la langue. Même si une personne connaît l’anglais, les termes juridiques et médicaux constituent un univers à part. Dans quelles langues pouvez-vous communiquer avec les clients ?
Egor : Dans notre cabinet, plusieurs membres du personnel parlent de nombreuses langues. Nous avons des spécialistes qui parlent russe, ukrainien, français et d’autres langues. Cela facilite vraiment la vie du client : il est plus facile pour une personne de décrire précisément ses symptômes, les circonstances et son ressenti dans sa langue maternelle — surtout dans une situation stressante.
Correspondant : Au Canada, beaucoup de gens ont une assurance, surtout automobile. Il semble logique de penser : en cas d’accident, il suffit de s’adresser à l’assureur et tout sera réglé. Dans quels cas faut-il s’adresser à vous, et quand l’assurance suffit-elle ?
Egor : Si seul le véhicule est endommagé et qu’il n’y a pas de blessure, l’assurance suffit souvent : elle s’occupe des réparations ou du paiement. Mais s’il y a une blessure, surtout sérieuse, je recommanderais de consulter un avocat. Les dossiers de blessures comportent beaucoup de nuances : conséquences médicales, limitations à long terme, réadaptation, perte de revenu, dépenses de la famille.
Et un autre point important : les intérêts de la compagnie d’assurance et ceux de la personne blessée ne coïncident pas toujours. L’assurance est une entreprise qui cherche à minimiser les paiements. Notre rôle est d’obtenir pour le client l’indemnisation juste la plus élevée possible ainsi qu’un accès à la réadaptation.
Correspondant : Une dernière question pratique. Après un accident, une personne est en état de choc : elle ne se souvient pas des numéros de téléphone, des noms et n’arrive parfois même pas à expliquer clairement ce qui s’est passé. Comment faciliter à l’avance l’accès à votre aide ?
Egor : Le conseil le plus simple est d’enregistrer mon contact dans votre téléphone à l’avance. Vous pouvez aussi découper ma carte professionnelle au dos du magazine et la conserver avec vos papiers d’assurance ou les documents dans la voiture. Au moment voulu, cela aide réellement : vous ouvrez vos papiers d’assurance et vous savez immédiatement qui appeler. Et je le répète : la consultation initiale est gratuite, vous pouvez poser vos questions et obtenir des conseils sur les prochaines démarches.
Correspondant : Egor, merci pour cette conversation et pour vos conseils pratiques. Chers amis, prenez soin de vous sur les routes et dans les rues glissantes. Et surtout, ne restez pas seuls face au problème : si vous avez subi une blessure et ne savez pas quoi faire ensuite, il vaut mieux consulter un spécialiste à temps.
Egor : Merci beaucoup ! J’ai été ravi de répondre aux questions, et j’espère que ces informations aideront les gens à ne pas se sentir perdus dans une situation difficile.
L’enregistrement vidéo de l’entrevue peut être visionné sur le site de Nasha Ottawa : https://youtu.be/c2UgrjFNVCA