Иван Блонден,
F-35

Le général à la retraite de l'Aviation canadienne, Yvan Blondin, qui avait auparavant plaidé en faveur de l'achat de chasseurs F-35 américains, déconseille désormais cet accord. La raison en est la position imprévisible et hostile des États-Unis sous la présidence de Donald Trump.

« Les États-Unis étaient autrefois le pilier des alliances, mais nous ne pouvons plus compter sur eux pour nous protéger », a écrit Blondin sur LinkedIn le 25 mars. Selon lui, le Canada doit repenser sa stratégie de défense en fonction des nouvelles réalités, où même son existence est menacée.

Blondin était un partisan du F-35 sous le premier ministre Stephen Harper. Cependant, des coûts élevés et des problèmes techniques ont mis l’accord en suspens. En 2023, le gouvernement libéral a annoncé qu’il achèterait 88 avions de chasse F-35 pour 19 milliards de dollars, mais seulement 16 ont été commandés jusqu’à présent.

Le principal problème, selon le général, n'est pas l'avion lui-même, mais le contrôle total des États-Unis sur son fonctionnement, y compris les logiciels et les pièces de rechange. Il a proposé une option de flotte mixte : quelques F-35 et quelques avions européens comme le Rafale ou le Gripen, ainsi que des investissements dans le développement de chasseurs de sixième génération.

Le chef libéral Mark Carney a déjà lancé un examen de l'accord et est en pourparlers avec la France, la Grande-Bretagne et la Suède sur la possibilité d'assembler des avions de chasse au Canada.

Les experts avertissent que la dépendance à l’égard des États-Unis en matière de défense pourrait entraîner une vulnérabilité stratégique.