Guerre tarifaire sans diplomatie : Ford réplique vivement à Trump
Le conflit commercial entre le Canada et les États-Unis s’est transformé en véritable guerre des mots. Réagissant aux nouvelles menaces du président américain Donald Trump, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a déclaré sur les ondes de Newstalk 580 CFRA que celui-ci pouvait « lui embrasser le derrière », employant en réalité une expression beaucoup plus crue.
Cette réaction faisait suite à une publication de Trump sur Truth Social. Le président américain a menacé de porter à 50 %, dès le 1er janvier 2027, les droits de douane sur les voitures, les camions, les pièces automobiles et l’acier importés du Canada. Cette annonce est survenue après l’échec d’un nouveau cycle de négociations entre Ottawa et Washington.
L’accord envisagé aurait pu réduire de 25 à 15 % les tarifs américains sur les automobiles et les camionnettes canadiennes. Les droits sur l’acier et l’aluminium auraient, quant à eux, diminué de 50 à 25 %. Les négociations auraient notamment achoppé sur le traitement des camions de poids moyen et lourd.
Ford a qualifié Trump de « brute » arrogante et a demandé au Canada d’utiliser tous les moyens économiques à sa disposition. Il a évoqué une augmentation du prix du pétrole, du gaz naturel, de l’électricité, de la potasse, de l’uranium et des terres rares exportés vers les États-Unis.
Le premier ministre Mark Carney avait déjà annoncé que le Canada riposterait « dollar pour dollar » aux nouveaux tarifs américains de 50 %, qui touchent environ 28 milliards de dollars de produits canadiens.
Ford affirme vouloir avant tout défendre les emplois et l’économie du pays. La rhétorique de plus en plus agressive indique toutefois que le conflit entre les deux voisins entre dans une phase particulièrement dangereuse.