Le premier ministre du Canada, Mark Carney, se rendra en Chine la semaine prochaine — une première visite d’un chef de gouvernement canadien à Pékin depuis plus de huit ans. Ce déplacement vise à relancer le dialogue avec le président chinois Xi Jinping, dans un contexte de relations tendues avec les États-Unis sous la présidence de Donald Trump et de recherche de nouveaux marchés d’exportation.
Il s’agit d’un virage important pour la politique étrangère canadienne. Il y a à peine un an, le Canada recevait le rapport final d’une enquête publique sur l’ingérence étrangère, qui désignait la Chine comme le principal acteur visant les institutions démocratiques du pays. Malgré cela, M. Carney souhaite renforcer les échanges commerciaux et les investissements chinois, notamment dans le secteur de l’énergie, et tenter d’apaiser le conflit tarifaire lié aux véhicules électriques chinois.
Selon les analystes, le principal défi pour Ottawa sera de développer ses relations économiques avec Pékin sans froisser Washington, qui attend de ses alliés une ligne dure à l’égard de la Chine.
M. Carney quittera le Canada le 13 janvier et passera quelques jours en Chine. Il doit y rencontrer le président Xi Jinping ainsi que le premier ministre Li Qiang. Les discussions porteront sur le commerce, l’énergie, l’agriculture et la sécurité internationale.
Après la Chine, le premier ministre pourrait se rendre à Doha avant de participer au Forum économique mondial de Davos, où il cherchera à positionner le Canada comme une destination de choix pour les investissements mondiaux.