Carney and Freeland

Carney : la décision concernant Freeland n’est pas liée au gouvernement minoritaire

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, a déclaré qu’il n’avait pas demandé à la députée libérale Chrystia Freeland de démissionner immédiatement de son siège et que cette décision n’était aucunement liée au statut de gouvernement minoritaire. Il s’exprimait devant les journalistes le 6 janvier à Paris, en marge de la réunion de la « Coalition des volontaires », consacrée aux conditions d’un accord de paix entre l’Ukraine et la Russie.

Ces questions font suite à la nomination de Mme Freeland au poste de conseillère économique du président ukrainien Volodymyr Zelensky. L’annonce a été faite le 5 janvier, Mme Freeland confirmant qu’elle quitterait son rôle d’envoyée spéciale du Canada pour la reconstruction de l’Ukraine et qu’elle démissionnerait de la Chambre des communes « dans les prochaines semaines ».

Interrogé sur le fait de savoir si le gouvernement conservait Mme Freeland en raison de l’équilibre fragile à la Chambre, M. Carney a répondu : « Non, absolument pas ». Selon lui, Mme Freeland a estimé qu’elle serait plus utile à l’Ukraine en travaillant directement comme conseillère du président Zelensky, et que sa démission comme députée allait de soi.

Ces dernières semaines, les libéraux tentent d’atteindre la majorité en attirant des députés conservateurs. Deux élus conservateurs ont déjà rejoint les rangs libéraux, laissant le gouvernement à un seul siège de la majorité. Le départ de Mme Freeland, ainsi que d’éventuelles nominations diplomatiques d’autres députés libéraux chevronnés, pourrait toutefois compliquer temporairement ces efforts.

Les partis d’opposition réclament une démission immédiate, affirmant qu’un député en fonction ne peut pas travailler pour un gouvernement étranger. Après la démission officielle de Mme Freeland, la date d’une élection partielle dans la circonscription de University–Rosedale, à Toronto, sera annoncée.

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